Je bondis vers la porte à claire-voie.


IX

Ma fureur quand Liette m’embrasse, croyant embrasser Simonnet.

N’y voyant goutte, c’est à tâtons que je dus me diriger vers Baptiste. Quant à lui, il poursuivait sa chanson aux notes larges, aux roulades saccadées.

—Tu es donc bien content, toi? lui dis-je, le saisissant aux naseaux pour lui rabattre le caquet.

Il se tut, et sa langue moelleuse et douce me lécha délicatement les mains.

Je n’étais plus autant effrayé: Baptiste me touchait, puis j’entendais les ruminements lents et cadencés des mulets de M. Combal.

«Au fait, pensai-je, si personne ne songe à venir me chercher dans cette écurie, pourquoi ne me résignerais-je pas à y coucher sur une botte d’esparcette, en quelque coin isolé? Les pâtres ne dorment-ils pas dans les étables, au milieu de leur bétail?»