— Tout le monde ! oh ! je vois que je ne suis pas le seul qui se mette en colère à cause de cette boisson.
— Je ne veux pas dire cela, monsieur. Ah ! si monsieur savait !… si je pouvais verser mon cœur dans le sien !…
— Mais ne pleurez pas ainsi. Que diable avez-vous ? Je vous demande pardon si je vous ai grondée à tort. Je crois très bien que ce n’est pas votre faute si j’ai eu un si mauvais café.
— Eh ! je ne pleure pas pour cela, monsieur. »
Mon amour-propre resta quelque peu mortifié, mais je souris.
« Vous pleurez donc à l’occasion de mes reproches, mais pour tout autre chose ?
— Vraiment, oui.
— Qui vous a traitée de trompeuse ?
— Un amant. »
Et son visage se couvrit de rougeur. Et, dans sa confiance ingénue, elle me raconta une idylle moitié comique, moitié sérieuse, qui m’émut.