Bremmil prit le large après la mort de l'enfant et le découragement complet qui en fut la suite, et mistress Hauksbee lui passa ses chaînes au cou.
Il ne lui plaisait aucunement de cacher ses prisonniers.
Elle l'enchaîna publiquement, elle s'arrangea en sorte que le public le vît.
Bremmil faisait des promenades à cheval avec elle, des promenades à pied avec elle; il s'entretenait en tête-à-tête avec elle; il déjeunait sur l'herbe avec elle; il goûtait avec elle chez Peliti, si bien qu'à la fin les gens froncèrent le sourcil et s'en scandalisèrent.
Mistress Bremmil restait chez elle, tournant et retournant les vêtements de l'enfant défunt et pleurant sur le berceau vide. Elle était indifférente à tout le reste.
Mais quelques dames de ses amies, sept ou huit, très bonnes, pleines d'excellentes intentions, lui expliquèrent la situation bien en détail, de peur qu'elle n'en appréciât point tout le charme.
Mistress Bremmil les laissa dire tranquillement et les remercia de leurs bons offices.
Elle n'était pas aussi futée que mistress Hauksbee, mais elle n'était point une sotte.
Elle n'en fit qu'à sa tête. Elle ne dit pas un mot à Bremmil de ce qu'elle avait appris.
Cela vaut la peine d'être remarqué.