Mais le gouvernement se refuse à entendre aucun conseil; il prétend qu'il est trop occupé.
Cela ne m'empêchera pas de consigner mon projet par écrit, et de mentionner l'exemple qui vient éclairer cette théorie.
Il y avait une fois un bon jeune homme,—un fonctionnaire de premier ordre dans son ministère,—un homme qui avait un bel avenir, et dont le nom serait suivi de ces initiales: K. C. I. E.
Tous ses supérieurs disaient du bien de lui, parce qu'il savait retenir sa langue et sa plume en temps opportun.
Il y a, actuellement dans l'Inde, onze personnes seulement qui connaissent ce secret, et tous, un seul excepté, sont arrivés à de grands honneurs, et à d'énormes revenus.
Ce bon jeune homme était tranquille et savait se dominer; il était bien trop vieux pour son âge.
Et c'est une faute qui entraîne toujours avec elle son châtiment.
Si un subalterne, ou le régisseur d'un planteur de thé; si l'un quelconque de ceux qui jouissent de la vie et n'ont pas le souci du lendemain, avaient fait ce qu'il essaya de faire, nul ne s'en serait inquiété. Mais la chute de Peythroppe,—du jeune Peythroppe, si estimable, si vertueux, si économe, si tranquille, si laborieux—causa un grand émoi dans cinq ministères.
Voici comment cette chute se produisit.
Il fit la rencontre d'une miss Castries—le nom était tout d'abord D'Castries, mais la famille avait supprimé le D', pour des raisons administratives, et devenu amoureux d'elle, il le fut avec plus d'énergie encore qu'il n'en mettait à sa besogne.