—Cela vous montre que nous ne devons pas les priver de leurs droits de passage.

—Ces sentiers à vaches, dont nous nous sommes servis, en croisent des quantités! dit énergiquement Sophie.

—Oui. Eh bien, n'importe lequel d'entre eux nous coûterait, en frais judiciaires, deux mille livres à clore.

—Mais nous n'avons nulle intention de le faire.

—Toute la population entrerait en lutte, si nous le faisions.

—Mais, c'est notre terre, pourtant. Nous pouvons faire ce que nous voulons.

—Ce n'est pas notre terre. Nous n'avons fait que la payer. Nous lui appartenons, et elle appartient aux gens... nos gens, comme on les appelle. Ce n'est pas pour rien que je viens de déjeuner avec des Anglais.»

Ils passèrent lentement d'un champ pointillé de fougères au suivant—tout émus de l'orgueil du propriétaire, projetant à chaque détour changements et restaurations, s'arrêtant dans leurs sentiers pour discuter, s'écartant l'un de l'autre pour embrasser deux points de vue à la fois, ou se rapprochant pour en examiner un seul. Des couples se dérangeaient pour les laisser passer, tout en souriant secrètement.

«Nous en commettrons, des impairs, finit-il par dire.

—Ensemble, en tout cas. Vous n'allez pas laisser personne s'en mêler, dites-moi?