George épongea un front déjà bruni par le grand air.

«Oh non... tout ce qu'il y a de plus facile. J'ai acheté Friars Pardon pour empêcher les oiseaux de Sir Walter de s'égarer.»

Un coq faisan fit bruire les feuilles mortes, et se leva presque sous leurs pieds. Sophie sauta en l'air.

«C'en est un, fit George avec calme.

—Ma foi, vos nerfs vont mieux, en tout cas, reprit-elle. Leur avez-vous dit que vous aviez acheté la chose pour en faire joujou avec?

—Non. C'est là que j'ai manqué de nerf. Je n'ai commis qu'une seule gaffe... je crois. J'ai dit que je ne comprenais pas pourquoi louer de la terre à des gens pour l'exploiter ne constituait pas une offre d'affaire comme une autre.

—Et qu'ont-ils répondu?

—Ils ont souri. Je finirai bien par savoir ce que ce sourire signifie. Ce ne sont pas gens à les gaspiller, leurs sourires. Voyez-vous ce sentier, près de Gale Anstey?»

Leurs regards plongeaient du haut de la pente sur un creux en forme de coupe. Par deux et par trois, des gens endimanchés suivaient lentement les chemins qui conduisaient d'une ferme à l'autre.

«J'en ai déjà vu je ne sais combien sur notre terre, dit Sophie. Eh bien, quoi?