--Ni plus ni moins. Alors, voyez-vous, il y aura de sacrées fournitures de bois à leur faire. Ah! le patron a eu une fière chance de tomber là-dessus..... Moi, je crois que c'est M. Zabulon Hoffner qui lui a fait avoir ça... Vous savez, le vieux vilain, qui a des lunettes?

--Oui, je sais... Ah! vous croyez?

--Oui. Une fois que le patron m'avait fait demander, pour savoir si je pourrais embaucher assez d'ouvriers dans la ville, je l'ai trouvé en conversation à propos des fournitures avec le citoyen en question... Et puis, vous savez, ce particulier-là a bien une tête à s'entendre avec les Prussiens... Ça ne m'étonnerait même pas, qu'il ait demandé une bonne petite commission à votre papa.....


--Jean!

Je me retourne. C'est mon père qui m'appelle par la fenêtre de la salle à manger. Il a l'air en colère.

--Viens ici tout de suite!

--Oui, papa.

Je prends tout doucement le chemin de la maison. Je sais ce qui m'attend: un bon savon pour avoir causé avec les ouvriers. C'est l'affaire d'un quart d'heure. Mon père y met le temps.