Je ne tardai pas à rejoindre Garidel et Simonnet.

Les deux paysans allaient devisant avec calme le long du sentier, où la nuit tombante projetait des ombres profondes, interrompues çà et là par de rares rayons d’adieu.

—Tu pars aussi, toi, mon garçonnet? me demanda le vieux Simon d’un ton affectueux.

—La Combale me fait peur, répondis-je.

Simonnet se retourna.

—Elle a donc été méchante pour toi également? s’informa-t-il.

—Elle ne m’a pas regardé. Mais, tout de même, je n’étais pas à mon aise, et je retourne à Saint-Michel.

On fit quelques pas sans échanger une parole.

Tout à coup, Simonnet posa sa corbeille sur le sol et mit une main amicale sur l’épaule droite de son père. Le vieux, saisi, demeura immobile au milieu du chemin.