— Bravo !
Je rengaine ma fureur.
— N’empêche que j’ai fait des milliers de kilomètres pour venir jouer les divertissements. Eh bien non ! Je me pique au jeu. Le policier français venu pourchasser le criminel français fera son boulot.
Il est pâlot, le frangin.
— Très bien, fait-il, mes vœux vous accompagnent, San-Antonio.
Il hésite, puis me serre la main.
— A un de ces jours, dis-je.
Maintenant, me voilà face à face avec bibi. C’est un tête-à-tête qui en vaut un autre, après tout !
Comme on dit dans notre douce France, je dois prendre mes responsabilités. En somme, c’est un gentlemen’s agreement que nous venons de conclure, Grane et moi.
Il éponge le meurtre de Seruti, mais, en revanche, il se déculotte pour l’avenir. A partir de maintenant, je ne peux plus compter sur lui.