3º . . . . . . . . . . . . . . . . . .

4º C'est une histoire que nous racontons, et nous n'inventons pas.

5º . . . . . . . . . . . . . . . . . .

6º C'est Léon qui s'occupe de la toilette de sa sœur, et Léon et moi sommes assez ignorants sur ces choses; d'ailleurs, il n'y a que les gens riches qui savent et qui peuvent faire des économies, et Léon n'avait pas le moyen d'être économe.

Est-ce tout?...

Ah! bien oui....

«Autant que peut-être charmante une femme dont on a été l'amant.» Ceci est une pensée un peu trop particulière; il y a deux classes d'hommes qui professent l'opinion contraire: les lycéens et les anciens beaux de quarante-huit ans qui grisonnent. Les lycéens érigent en Dianes chasseresses les diverses Gothons, cuisinières et bonnes d'enfant, auxquelles est le plus souvent réservé ce qu'il y a de plus grand dans la vie: le premier amour d'un jeune homme. Les hommes de quarante-huit ans disent, avec une voix de basse-taille et un vieux sourire de fatuité: «Je l'ai connue bien belle; elle avait un beau corps: c'était une Vénus.»

XXII

Un jour Léon était sorti le matin, en disant à Geneviève: «Je rentrerai de bonne heure et je rapporterai ce que le médecin a commandé.» Et, pour la première fois, il l'avait laissée sans argent: Léon n'en avait plus du tout; mais c'était le jour de leçon d'une de ses écolières dont le douzième cachet avait été donné à la leçon précédente, et, selon l'usage, elle devait payer ce jour-là.

Comme il donnait la leçon, on annonça M. Rodolphe de Redeuil. Rodolphe entra, baisa la main de la jeune dame, et salua Léon d'un air protecteur si impertinent, que Léon eut beaucoup de peine à trouver un salut qui le fût un peu davantage. Léon était dans la maison sur le pied d'homme payé; Rodolphe, eût-il été l'ami de Léon, n'aurait pas eu le courage de l'avouer en semblable circonstance: mais tous deux, chaque fois qu'ils se rencontraient, ne négligeaient rien pour s'adresser des paroles à demi désagréables; Rodolphe, moins spirituel que Léon, malgré la supériorité de sa position dans laquelle il se retranchait, n'avait pas souvent l'avantage sur son adversaire, et sa colère contre lui s'envenimait à chaque rencontre.