À la première vue de celui qui le demandait, Georges reconnut qu'il s'était trompé; il avait un vague souvenir d'avoir rencontré cet homme quelque part; cependant, il ne pouvait dire où.
—Vous ne me reconnaissez pas? dit le nègre.
—Non, répondit Georges, et, cependant, nous nous sommes déjà vus, n'est ce pas?
—Deux fois, reprit le nègre.
—Où cela?
—La première à la rivière Noire, quand vous sauvâtes la jeune fille; la seconde....
—C'est juste, interrompit Georges, je me rappelle; et la seconde?...
—La seconde, interrompit à son tour le nègre; la seconde, quand vous nous avez rendu la liberté. Je me nomme Laïza, et mon frère se nommait Nazim.
—Et qu'est devenu ton frère?
—Nazim, esclave, avait voulu fuir pour retourner à Anjouan. Nazim libre, grâce à vous, est parti et doit être, à cette heure, près de notre père. Merci pour lui.