Selon toute probabilité, ces différents faits ne sont point parvenus à la connaissance de mademoiselle Augustine Brohan.
Il n'y a rien là d'étonnant; à cette époque, mademoiselle Augustine
Brohan n'était pas encore journaliste.
Une dernière anecdote.
On se rappelle que c'est sous l'influence du duc de Montpensier que le
Théâtre-Historique s'était ouvert.
Le duc de Montpensier avait sa loge au Théâtre-Historique.
La révolution de février terminée, le duc de Montpensier parti, sa loge, dont il n'avait pas renouvelé la location, se trouvait vacante.
J'allai trouver M. Hostein et le priai de ne louer cette loge à personne, la prenant pour mon compte.
M. Hostein y consentit.
Pendant près d'un an, la loge du duc de Montpensier resta vide, et éclairée aux premières représentions, comme si elle l'attendait.
Il y a plus: le duc de Montpensier, à chaque première représentation, recevait, avec une lettre de moi, son coupon de loge à Seville.