Je rompis mon traité avec la Liberté.
Puis j'allai porter ma protestation de journal en journal.
Tous refusèrent.
J'allai à la Commune de Paris, c'est-à-dire dans la gueule du lion.
J'attaquais tous les jours Sobrier et Blanqui.
La Commune de Paris fit ce qu'aucun journal n'avait osé faire, elle inséra ma protestation.
Ce n'est pas tout.
Lorsque le prince Louis-Napoléon fut nommé président de la République, je lui adressai, le 19 décembre 1848, une lettre sur le même sujet, et qui fut publiée par le Journal l'Événement.
Étrange coïncidence, l'Événement, dans lequel je demandais le rappel de tous les exilés, était le journal de Victor Hugo!
Ceux qui désireront lire cette lettre la trouveront à la date du 19 décembre.
Enfin, lorsque le roi Louis-Philippe mourut, je fis le voyage de Paris à Claremont pour assister à son convoi, comme, dix ans auparavant, j'avais fait le voyage de Florence à Dreux pour assister à celui du duc d'Orléans.