MARINA.--Je désire le trouver tel, pour pouvoir en faire cas.

LA FEMME.--Ensuite c'est le gouverneur de la province, et un homme à qui je dois beaucoup.

MARINA.--S'il est gouverneur de la province, vous lui devez beaucoup en effet; mais en quoi cela le rend honorable, c'est ce que je ne sais pas.

LA FEMME.--Dites-moi, je vous prie, le traiterez-vous bien sans faire aucune de vos grimaces virginales? Il remplira d'or votre tablier.

MARINA.--S'il est généreux, je serai reconnaissante.

LYSIMAQUE.--Avez-vous fini?

LA FEMME.--Seigneur, elle n'est pas encore au pas; vous aurez de la peine à la dresser à votre goût.--Allons, laissons-la seule avec Sa Seigneurie.

(Le maître de la maison, la femme et Boult sortent.)

LYSIMAQUE.--Allez.--Maintenant, ma petite, y a-t-il longtemps que vous faites cet état?

MARINA.--Quel état, seigneur?