FIN DU QUATRIÈME ACTE.

ACTE CINQUIÈME

SCÈNE I

Une rue.

Entrent JAGO et RODERIGO.

JAGO.—Là, mets-toi derrière cette borne.—Dans l'instant il va venir. Tiens ta bonne épée nue, et plonge-la dans son sein: ferme, ferme, ne crains rien; je serai à côté de toi. Ceci nous sauve ou nous perd: songes-y et affermis-toi dans ta résolution.

RODERIGO.—Tiens-toi près de moi: je peux manquer mon coup.

JAGO.—Ici, sous ta main.—Sois ferme et tire ton épée.

(Il se retire à peu de distance.)

RODERIGO.—Je ne me sens pas très-porté à cette action. Cependant il m'a donné des motifs déterminants.—Après tout, ce n'est qu'un homme mort.—Allons, mon épée, sors du fourreau.—Il mourra.