je souffre, que j'ai tout lieu de craindre, et que je ressens

une inexprimable jouissance à vous écrire cette folle

lettre qui m'attirera peut-être votre colère; mais pensez

aussi, mademoiselle, qu'il y a un peu de votre faute dans

cette folie. Pourquoi m'avez-vous laissé ce bouquet?

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Mettez-vous un instant, s'il se peut, à ma place; j'ose

croire que vous m'aimez, et j'ose vous demander de me le

dire. Pardonnez-moi, je vous en conjure. Je donnerais

mon sang pour être certain de ne pas vous offenser, et pour