soit la nappe d'eau, soit les nappes de l'air, car
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nous prenions ces légers phénomènes pour des traductions
matérielles de notre double pensée. Qui n'a pas savouré
dans les plaisirs ce moment de joie illimitée où l'âme semble
s'être débarrassée des liens de la chair, et se trouver
comme rendue au monde d'où elle vient? Le plaisir n'est
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pas notre seul guide en ces régions. N'est-il pas des heures
où les sentiments s'enlacent d'eux-mêmes et s'y élancent,