A défaut du ballet y expirant dans une fatigue de luxe voici que ce local singulier deux ans déjà par des vêpres dominicales de la symphonie purifié bientôt intronise, non pas le cher mélodrame français agrandi jusqu'à l'accord du vers et du tumulte instrumental ou leur lutte (prétention aux danses parallèle chez le poëte) mais un art, le plus compréhensif de ce temps, tel que par l'omnipotence d'un total génie encore archaïque il échut et pour toujours aux commencements d'une race rivale de nous: avec Lohengrin de Richard Wagner.
O plaisir et d'entendre là dans un recueillement trouvé à l'autel de tout sens poétique ce qui est jusque maintenant la vérité; puis, de pouvoir, à propos d'une expression même étrangère à nos propres espoirs, émettre, cependant et sans malentendu, des paroles.
IV
UN PRINCIPE DES VERS
Jamais soufflet tel à l'élite soucieuse de recueillement pour s'installer en l'esprit des splendeurs, que celui donné par la crapule exigeant la suppression, avec ou sans le gouvernement ou d'accord avec le chef-d'oeuvre affolé lui-même, de LOHENGRIN: ce genre de honte possible n'avait été encore envisagé par moi, et est acquis, au point que quelque tempête d'égout qui maintenant s'insurge contre de la supériorité et y crache, j'aurai vu pire, et rien ne produira qu'indifférence.
Certaine incurie des premières représentations pour ne pas dire un éloignement peut-être de leur solennité, où une présence avérée devant tout l'éclat scénique commande, au lieu de ces légères Notes d'un coin prises par côté et n'importe quand à l'arrière vibration d'un soir, mon attention pleine et de face, orthodoxe, à des plaisirs que je sens médiocrement; aussi d'autres raisons diffuses, même en un cas exceptionnel m'avaient conduit (et la certitude pour la critique d'ici de compter, en faveur du drame lyrique, sur l'éloquente bravoure de mon conjoint musical[*]) à négliger les moyens d'être de ce lever angoissant du rideau français sur Wagner. Mal m'en a pris; on sait le reste et comment c'est en fuyant la patrie que dorénavant il faudra satisfaire de beau notre âme.
[*] M. de Fourcaud.
Voilà, c'est fini, pour des ans…
Que de sottise et notamment au sens politique envahissant tout, si bien que j'en parle! d'avoir perdu une occasion élémentaire, tombée des nuages et sur quoi s'abattre, nous de manifester à une nation hostile la courtoisie qui déjoue de hargneux faits divers; quand il s'agissait d'en saluer le Génie dans son aveuglante gloire.
Tous, de nouveau nous voici, quiconque recherche le culte d'un art en rapport avec le temps (encore à mon avis que celui d'Allemagne accuse de la bâtardise pompeuse et neuve), obligés de prendre, matériellement, le chemin de l'étranger non sans ce déplaisir subi, par l'instinct simple de l'artiste, à quitter le sol du pays; dès qu'il y a lieu de s'abreuver à un jaillissement voulu par sa soif.