Note 429: [(retour) ]

Conf. 1619, p. 32.

Note 430: [(retour) ]

Les Carantouanais. (Voir 1619, p. 32, note 1.)

Note 431: [(retour) ]

Entouhoronons, ou Tsonnontouans. (Voir 1619, p. 33, note 1.)

Note 432: [(retour) ]

Auxquels alliés. (Voir 1619, p. 33, note 2.)

Note 433: [(retour) ]

Ou Sountouaronon, Tsonnontouans. (Voir 1619, p. 34, note 1.)

Arrivé que je fus en ce village, où il me convint sejourner, attendant que les hommes de guerre vinsent des villages circonvoisins, pour nous en aller au plustost qu'il nous seroit possible, pendant lequel temps on estoit tousjours en festins & dances, pour la resjouissance en laquelle ils estoient de nous voir si resolus de les assister en leur guerre, & comme s'asseurans desja de la victoire.

La plus grande partie de nos gens assemblez, nous partismes du village le premier jour de Septembre, & passasmes sur le bord d'un petit lac [434], distant dudit village de trois lieues, où il se fait de grandes pescheries de poisson, qu'ils conservent pour l'hyver. Il y a un autre lac[435] tout joignant, qui a 26 lieues de circuit, descendant dans le petit par un endroit où se fait la grande pesche dudit poisson, par le moyen de quantité de pallissades, qui ferment presque le destroit, y lainant seulement de petites ouvertures où ils mettent leurs filets, où le poisson se prend, & ces deux lacs se deschargent dans la mer douce. Nous sejournasmes quelque peu en ce lieu pour attendre le reste de nos Sauvages, où estans tous assemblez avec leurs armes, farines, & choses necessaires, on se délibéra de choisir des hommes des 255/911plus resolus qui je trouveroient en la troupe, pour aller donner advis de nostre partement à ceux qui nous devoient assister de cinq cents hommes pour nous joindre, afin qu'en un mesme temps nous nous trouvassions devant le fort des ennemis. Ceste délibération prinse, ils depescherent deux canaux, avec douze Sauvages des plus robustes, & par mesme moyen l'un de nos truchemens[436], qui me pria luy permettre faire le voyage, ce que je luy accorday facilement, puis qu'il en avoit la volonté, & par ce moyen verroit leur pays, & recognoistroit[437] les peuples qui y habitent. Le danger n'estoit pas petit, dautant qu'il falloit passer par le milieu des ennemis. Nous continuasmes nostre chemin vers les ennemis, & fismes environ cinq à six lieues dans ces lacs [438], & de là les Sauvages portèrent leurs canaux environ dix lieues par terre, & rencontrasmes un autre lac [439] de l'estendue de six à sept lieues de long, & trois de large. C'est d'où sort une riviere[440] qui se va descharger dans le grand lac des Entouhonorons[441]. Et ayans traversé ce lac, nous passasmes un sault d'eau, continuant le cours de ladite riviere, tousjours à val, environ soixante-quatre lieues, qui est l'entrée dudit val [442] des Entouhonorons, & passasmes cinq sauts par terre, les uns de quatre à cinq lieues de long, où y a plusieurs lacs qui sont d'assez belle estendue; 256/912comme aussi ladite riviere qui passe parmy, est fort abondante en bons poissons, & est tout ce pays fort beau & plaisant. Le long du rivage il semble que les arbres y ayent esté plantez par plaisir en la pluspart des endroits: aussi que tous ces pays ont esté autrefois habitez de Sauvages, qui depuis ont esté contraints de l'abandonner, pour la crainte de leurs ennemis. Les vignes & noyers y sont en grande quantité, & les raisins y viennent à maturité, mais il y reste tousjours une aigreur acre, ce qui provient à faute d'estre cultivez: car ce qui est deserté en ces lieux est assez agréable.

Note 434: [(retour) ]

Le lac Couchichine. (Voir 1619, p. 34, note 2.)

Note 435: [(retour) ]

Le lac Simcoe. (Voir 1619, p. 34, note 3.)

Note 436: [(retour) ]

Étienne Brûlé, (Voir 1619, pages 35 et 133.)