Il y a quelques beaux emplois dans le service civil.
A la fin, elle jugea qu'elle ferait mieux d'essayer de caser Tarrion dans le service politique, bien qu'il fût trop intelligent pour ces sortes d'emplois.
Quels plans combina-t-elle pour atteindre cette fin? Cela n'importe pas le moins du monde, car la chance ou la destinée étaient dans son jeu et ne lui laissaient plus rien à faire que de suivre le cours des événements, et de s'en attribuer le mérite.
Tous les vice-rois, à leur début,—ont à traverser une attaque de «secret diplomatique».
Cela leur passe, à la longue, mais dans les premiers temps, ils l'attrapent tous, parce qu'ils sont nouveaux dans le pays.
Le vice-roi d'alors,—celui qui subissait la crise en ce moment-là,—il y a de cela bien longtemps, c'était avant que lord Dufferin revînt du Canada, ou avant que lord Ripon abandonnât le giron de l'Église anglicane—le vice-roi, donc, avait une crise très aiguë.
Il en résultait que les gens qui débutaient dans le maniement des secrets d'État allaient et venaient l'air malheureux; et le vice-roi se targuait d'avoir su inculquer des notions de discrétion à son état-major.
Mais voilà, le gouvernement suprême a l'imprudente habitude de relater ses actes sur des imprimés.
Ces papiers traitent de toutes sortes de choses, depuis le paiement de 200 roupies pour «renseignements confidentiels» jusqu'aux mercuriales qu'on administre aux vakils[15] et aux motamids[16] des États de protectorat, et compris les lettres assez raides qu'on envoie aux princes indigènes pour leur enjoindre de mettre de l'ordre dans leurs maisons, leur défendre d'enlever des femmes, de bourrer de poivre rouge en poudre les coupables, et de commettre d'autres excentricités analogues.
[15] Résidents auprès d'un prince indigène.