Ce qu'il y a de plus sûr, c'est de ne point mettre le pied sur un ver, pas même sur le plus humble subalterne arrivé d'Angleterre tout dernièrement, avec ses boutons à peine sortis du papier de soie, et les joues encore toutes rouges du bœuf savoureux de l'Angleterre.

Ici, il s'agit de raconter l'histoire d'un ver qui se retourna.

Afin d'être bref, nous désignerons Henri-Auguste Ramsay Faizanne par ce nom de Ver, bien qu'en réalité ce fût un jeune garçon extrêmement gentil, sans un poil sur la figure, avec une taille de jeune fille, lorsqu'il fut envoyé au second régiment de Shikarris, où on le rendit malheureux de diverses manières.

Les Shikarris sont des régiments de haute volée, et il faut savoir y faire convenablement les choses, jouer du banjo, être un peu plus que bon cavalier, être bon chanteur, bon acteur, afin d'y être bien vu.

Le Ver ne faisait rien qu'une chose: c'était de tomber de son poney et d'enlever des copeaux aux montants des portes avec son harnais.

Et même on finit par trouver la chose monotone.

Il faisait des façons pour jouer au whist. Il crevait le drap des billards. Il chantait faux, ne se liait guère. Il écrivait au pays, à sa maman, à ses sœurs.

Sur ces cinq choses, il y en avait quatre que les Shikarris blâmaient comme des vices, et qu'ils entreprirent d'extirper.

Chacun sait comment les sous-officiers sont adoucis par les sous-officiers leurs collègues, qui ne leur permettent pas de se montrer féroces.

Cela est bon, et salutaire, ne fait de mal à personne, à moins qu'on ne perde patience; alors il y a des ennuis.