Janoo se baissa pour remettre en place un des anneaux de sa cheville pendant que Azizun se tournait la figure contre le mur, en serrant le terrier entre ses bras.
Suddhoo étendit machinalement un bras vers le huka de Janoo, qui le fit glisser sur le sol avec son pied.
Juste au-dessus du corps, sur le mur, il y avait deux portraits de couleurs criardes, dans des cadres de carton en relief, représentant la reine et le prince de Galles.
Tous deux contemplaient l'opération, et il me semblait que cela concourait à rendre la cérémonie plus grotesque.
Au moment même où le silence commençait à devenir insupportable, le corps se retourna, et s'éloigna du bassin en roulant sur lui-même jusqu'à un côté de la pièce où il s'arrêta, allongé sur le dos.
Il y eut un léger bruit «plop» dans le bassin, tout à fait comme celui que produit un poisson quand il attrape une mouche, et la lueur verte, qui avait paru au milieu, se montra de nouveau.
Jetant les yeux sur le bassin, j'y vis une tête d'enfant indigène, avec les gros yeux saillants, sa peau du crâne séchée, ratatinée, noircie, les yeux ouverts, la bouche ouverte, le crâne-rasé.
Et comme la chose s'était faite brusquement, elle faisait un effet plus effrayant que le voyage sur le ventre.
Nous n'eûmes pas le temps de réfléchir, que cette tête se mit à parler.
Relisez le récit où Poë vous fait entendre la voix de l'homme qui meurt magnétisé, et vous n'aurez au plus que la moitié de la sensation d'horreur que causait la voix partant de cette tête.