Il était étendu à plat ventre, les bras retournés et croisés sur son dos, comme si on l'avait jeté à terre tout ligoté.
Sa tête et son cou étaient les seules parties de son corps qui ne touchaient pas le sol. Elles faisaient presque un angle droit avec le corps, comme la tête d'un cobra qui va bondir.
C'était d'un fantastique terrifiant.
Au centre de la pièce, sur le sol de terre nue, était posé un large et profond bassin de cuivre au centre duquel flottait une lueur d'un bleu vert pâle, comme celle d'un feu follet.
L'homme fit trois fois le tour de ce bassin au moyen de contorsions du corps.
Comment y parvint-il, je ne sais.
Je voyais bien les muscles onduler le long de l'épine dorsale, et se déprimer ensuite, mais je n'apercevais aucun autre mouvement.
On eût dit qu'il n'y avait plus dans ce corps que la tête de vivante, avec les phases lentes de soulèvement et d'affaissement des muscles du dos qui travaillaient péniblement.
Janoo, assise sur le lit, respirait soixante-dix fois par minute.
Le vieux Suddhoo, cherchant de ses doigts la boue qui était entrée dans sa barbe blanche, pleurait tout seul.