Lorsqu'il en fut arrivé à l'ordre péremptoire,—car c'en était un, un ordre péremptoire,—l'homme considérable fut troublé.
Tarrion reprit:
—Je m'imagine que des connaissances particulières de cette sorte sont pour obtenir ce que j'oserais appeler, une niche confortable dans le Foreign-Office, une recommandation aussi puissante, que le fait d'être le neveu de la femme d'un officier distingué.
Ce coup droit fit grande impression sur l'homme considérable, car la dernière nomination qu'il avait faite aux affaires étrangères avait été un cas de favoritisme criant et il le savait.
—Je verrai ce que je puis faire pour vous, dit le grand personnage.
—Grand merci, dit Tarrion, qui prit alors congé.
Et l'homme considérable alla de son côté s'occuper de rendre l'emploi disponible.
....... .......... ...
Onze jours se passèrent, sans qu'il y eût autre chose que des coups de tonnerre, des éclairs et de nombreux envois de dépêches télégraphiques.
L'emploi n'était pas des plus importants. Il rapportait de cinq à sept cents roupies par mois, mais, ainsi que le disait le vice-roi, c'était le principe du secret diplomatique qu'il fallait maintenir avant tout, et il était plus que probable qu'un gaillard qui possédait des informations spéciales méritait de l'avancement.