Le village arriva, et décida qu'en somme Farag avait raison.
«Je ne saisis pas très bien ce qu'ils disent, déclara Mr. Groombride.
—Eux dire avoir beaucoup plaisir vous voir, moussu, interpréta Abdul.
—Je pense, alors, qu'ils auraient pu envoyer une députation sur le steamer; mais je suppose qu'ils ont eu peur des personnages officiels. Dites-leur de ne pas avoir peur, Abdul.
—Il vous dit de ne pas avoir peur,» expliqua Abdul.
Sur quoi un enfant crachota en éclatant de rire.
«Gardez-vous de toute gaîté, cria Farag. L'affligé de Dieu est l'hôte de l'Excellence Notre Gouverneur. Nous sommes responsables du moindre cheveu de sa tête.
—Il n'en a pas, de cheveux, dit une voix. Il a la pelade.
—Dites-leur maintenant pourquoi je suis venu, Abdul; et, je vous en conjure, tenez le parasol bien droit. Je crois que je vais me réserver pour mon petit discours de la fin, en langage du pays.
—Approchez! Regardez! Ecoutez! chanta Abdul. L'affligé de Dieu va tout à l'heure vous donner une petite représentation. Il va parler dans votre langue, et vous faire mourir de rire. Voilà trois semaines que je suis son serviteur. Je vais vous raconter tout à propos de ses vêtements de dessous et des parfums qu'il emploie pour sa tête.»