—Attendez un moment, dit du bout de la table un homme tout rasé—pas un M.F.H. Est-ce dans les habitudes de votre Gouverneur de battre vos villageois lorsqu'ils oublient de boucher les trous de renards?»

Le ton et la phrase eussent été suffisants, même si, comme l'Inspecteur le confessa plus tard, le gros homme à double menton bleu n'eût pas tant ressemblé à Beagle-Boy. Il prit sur lui de le faire marcher pour l'honneur de l'Ethiopie.

«Nous ne chassons que deux jours par semaine..... rarement trois. Ne crois guère qu'on ait jamais exercé le châtiment plus de quatre fois dans une semaine... à moins de jours d'extra.»

Le gros homme (personnage à lèvre pendante) jeta sa serviette, fit le tour de la table, s'effondra sur la chaise voisine de l'Inspecteur, et se pencha avidement en avant, de façon à souffler au visage de ce dernier.

«Châtié avec quoi?

—Avec le kourbash... sur les pieds. Le kourbash est une lanière de peau d'hippopotame bien tannée, taillée d'un côté en forme de quille, comme le tranchant d'une défense de sanglier. Mais nous employons le côté arrondi, lorsqu'il s'agit d'un premier délit.

—Et ce genre de chose n'a pas de conséquences fâcheuses? Pour la victime, j'entends... pas pour vous?

—Bi-en rarement. Soyons juste. Je n'ai jamais vu mourir un homme sous le fouet, mais la gangrène peut se déclarer si le kourbash a été mariné.

—Mariné dans quoi?»

Toute la table était silencieuse et attentive.