Le char de Yan débouchait sur la place...
—Quels bœufs il a!
—Et quel char!
—Regardez donc ces ferrures!
—Il y en a pour cinq cents francs!
—Et ça reluit!
—Et c'est propre!
—Quel Yan!
Et l'on contemplait tout: les cocardes des bœufs, leurs jougs sculptés, leurs pieds vernis, leurs couvertures galonnées de rouge, la peau de mouton qui leur servait de coiffure et qui éclatait, blanche comme une neige frisée.
Yan humait les éloges qui s'élevaient devant lui; et, dans sa petite vanité de paysan, il se glorifiait de penser: