— Je regrette que Ghislaine ne soit pas ici… Je sais qu’elle vous considérait, monsieur, comme un de ses bons amis et elle aurait sûrement eu grand plaisir à vous revoir…

Son accent si sincère faisait de ses paroles mieux qu’une vaine phrase de politesse et Marc lui en fut reconnaissant.

— C’est moi qui serais trop heureux si Mme de Moraines voulait bien encore se souvenir de moi.

— Puisque vous connaissez Ghislaine, vous savez bien qu’elle est incapable d’oublier ceux qu’elle appelle ses amis… Et je me souviens bien… oh ! très bien !… que c’est ainsi qu’elle vous nommait…

Sa voix tout à coup avait pris quelque chose de pensif. Il eut l’intuition qu’elle songeait à cette dernière visite qu’il avait faite à l’hôtel de Maulde, — dont il se souvenait maintenant comme de la page dernière de quelque roman fini… Pourtant il eût voulu qu’elle continuât à parler de la jeune femme que sa propre pensée évoquait ; mais vers eux, dévalait le garçonnet qu’elle avait délaissé et qui accourait, lui criant :

— Josette, Mme de Maulde vous demande. Elle dit qu’il va être midi et qu’elle veut rentrer.

— Est-il déjà si tard ? murmura-t-elle.

Marc sourit de son accent de regret.

— Vous regrettez de partir, alors qu’il s’agit d’aller retrouver la paix de votre falaise ?

Elle secoua la tête, souriant aussi, et dit très simple :