Mais elle était absente. Et absente aussi, la petite Josette à qui elle avait donné les belles années de sa jeunesse de femme. Indifférent aux propos qui s’échangeaient autour de lui, il la cherchait des yeux, tentant de la reconnaître parmi les jeunes filles qui étaient sous son regard. Comme s’il eût deviné sa curiosité, M. de Gannes demanda :
— Où donc est Josette ?
Ce fut la marquise qui répondit :
— Josette ?… Elle ne peut jamais tenir en place. Elle est descendue tout au bord de l’eau avec les petits de Mussy et leur gouvernante parce que les enfants voulaient voir le bain de je ne sais quelle Anglaise, nageuse extraordinaire…
— De Bresles, si nous faisions comme les enfants ! Voulez-vous ?…
Il ne demandait pas mieux, trop désaccoutumé des conversations mondaines pour les goûter fort ; et, avec allégresse, il louvoya de nouveau parmi la foule pressée des groupes qui couvraient les galets et s’immobilisaient au bord de l’eau, d’où s’échappait une rumeur de paroles, de rires, d’exclamations, dont vibrait l’air chaud.
— Ah ! inutile de nous aventurer davantage sur ces maudits galets ! Voici Josette qui revient avec les enfants ! s’exclama M. de Gannes.
— Où ?… Parlez-vous de la jeune fille qui tient ce petit garçon par la main ?
— Oui…
Marc se mit à rire.