Tout d'abord il était évident qu'une seule personne pouvait ouvrir cet appartement, et cette personne c'était mademoiselle Emma.

En dehors d'elle, ce qu'on chercherait serait peu pratique ou dangereux, et madame Prétavoine était de caractère aussi prudent que peu romanesque; sa règle étant de s'avancer, par un chemin sûr, vers un but qu'elle apercevait dès le départ, et que, dans sa route, elle ne voulait pas perdre de vue.

Puisque c'était Emma qui devait être l'instrument de la rupture entre la vicomtesse et lord Harley, c'était par Emma qu'il fallait mettre Rosa Zampi en action.

Une fois arrêtée à cette idée, madame Prétavoine ne perdit pas de temps pour entreprendre cette négociation.

Elle avait un prétexte pour se présenter, ses médailles, car prévenue par Emma que ces saintes médailles n'étaient pas perdues et qu'elles avaient été retrouvées sur la table même où elles avaient inutilement fureté ensemble, elle n'avait eu garde d'aller les reprendre, réservant cette occasion pour un moment favorable.

—Eh bien, dit Emma en la recevant, vous n'avez guère mis d'empressement à venir chercher ces médailles, et je vous les aurais renvoyées si vous ne m'aviez tant recommandé de ne les confier à personne.

—Savez-vous pourquoi j'ai tardé ainsi?

—Non.

—Vous ne devinez pas?

—Vous avez été occupée par votre réception au Vatican.