—Bérengère! s'écria le comte.
Tout d'abord miss Armagh fut suffoquée par ces paroles, qui disaient si clairement qu'on ne voulait pas s'expliquer devant elle; sa fierté et sa dignité furent blessées de ce manque de confiance; mais c'était au fond du coeur une brave et excellente femme.
—Parlez à monsieur votre grand-père, mon enfant, dit-elle.
Et sans un mot de plus, elle se dirigea vers la porte.
Bérengère courut à elle; miss Armagh lui tendit la main.
—Bonsoir, ma mignonne.
Et avec un sourire sur les lèvres, mais le coeur gros cependant, elle sortit.
Lorsque miss Armagh fut sortie, Bérengère revint vers son grand-père.
—Oh! grand-papa, dit-elle, comme tu me regardes; jamais je ne t'ai vu ces yeux irrités.
—Ta conduite avec cette excellente miss Armagh explique, il me semble, mon mécontentement.