Eh! mais, ne devrais-je pas être jaloux des femmes après lesquelles tu cours?

ASTOLPHE.

Oh! pour cela, tu aurais grand tort! il n'y a pas de quoi! On frappe en bas!... Vite à ton rôle.

(Il écoute les voix qui se font entendre sur l'escalier.)

Vive Dieu! c'est Antonio avec la Faustina. Ils viennent nous chercher. Mets vite ton masque!... ton manteau!... un manteau de satin rose doublé de cygne! c'est charmant!... Allons, cher Gabriel! à présent que je ne vois plus ton visage ni tes bras, je me rappelle que tu es mon camarade... Viens!... égaie-toi un peu. Allons, vive la joie! (Ils sortent.)

SCÈNE VI.

Chez Ludovic.—Un boudoir à demi éclairé, donnant sur une galerie très-riche, et au fond un salon étincelant.
GABRIEL, déguisé en femme, est assis sur un sofa; ASTOLPHE entre, donnant le bras à la FAUSTINA.

FAUSTINA, d'un ton aigre.

Un boudoir? Oh! qu'il est joli! mais nous sommes trop d'une ici.

GABRIEL, froidement.