ASTOLPHE.
Je ne crois pas... Peut-être cependant. (A part) Oh! la bonne idée! (Haut.) Oui, j'ai envie de la mener chez Ludovic. Ce brave artiste me saura gré de lui montrer ce chef-d'oeuvre de la nature, et il voudra faire tout de suite sa statue... Mais je n'y consentirai pas; je suis jaloux de mon trésor.
FAUSTINA.
Prends garde que celui-là ne s'en aille comme ton argent s'en est allé. En ce cas, adieu; je venais te proposer d'être mon cavalier pour ce soir. C'est un mauvais tour que je voulais jouer à Antonio. Mais puisque tu as une dame, je vais trouver Menrique, qui fait des folies pour moi.
ASTOLPHE, un peu ému.
Menrique? (Se remettant aussitôt.) Tu ne saurais mieux faire. A revoir, donc!
FAUSTINA, à part, en sortant.
Bah! il est plus ruiné que jamais. Il aura engagé le dernier morceau de son patrimoine pour sa nouvelle passion. Dans huit jours, le seigneur sera en prison et la fille dans la rue.
(Elle sort.)