L’employé me fait signer mon reçu et compte ma pesée. À cet instant mon regard tombe sur un talon de chèque qui est resté coincé sous la porte vitrée du guichet. Sur ce talon deux mots sont écrits :
AU SECOURS
Je chope le morcif de papelard. L’encre est toute fraîche…
— Dites donc, fais-je au guichetier, ce talon de chèque est-il celui du gars qui me précédait ?
Le zig a les tifs en brosse et l’air acide, genre cancer du foie.
— Qu’est-ce que ça peut vous faire ? demande-t-il.
Je lui montre ma plaque.
Il change d’attitude.
— Quel nom ? s’informe-t-il…
— Ludovic Balmin.