— L’homme qui a manipulé cette bombe était ganté, dit-il. Malheureusement il a fait un accroc à son pouce gauche en branchant le détonateur. Il portait des gants de daim, nous en avons remarqué des parcelles après le fil du détonateur. Il a laissé une empreinte assez bonne sur la partie de la bombe destinée au réglage.
— C’est tout ? questionne Favelli.
— C’est tout, commissaire.
Mon collègue a la même pensée que moi. Il ouvre un dossier et en sort une autre photographie d’empreintes. Je n’ai pas de mérite à deviner qu’il s’agit de celles découvertes sur l’appareil téléphonique au Colorado.
— Regardez !
Je me penche sur les images. Il n’y a pas besoin de sortir de Sorbonne pour constater que ce sont les mêmes.
Donc l’homme qui a donné l’ordre de me descendre le premier soir et celui qui a voulu me déguiser en feu d’artifice cette nuit ne font qu’un.
Moi qui ai horreur des gens qui s’intéressent trop à ma personne, je suis à mon affaire.
*
Cette confrontation des empreintes n’a pas demandé beaucoup de temps. Plutôt que d’aller au cinéma, je préfère muser dans Marseille.