— V’leur direz que j’ai plus de cake, me dit-il.

— Entendu, papa !

Il commence à trouver cette histoire marrante, le marchand de moutarde. Au fond, ça lui fait de la main-d’œuvre à l’œil…

— Le tri est devant le trottoir ! annonce-t-il.

— O.K. !

J’attrape la livraison et je la coltine dans le tri.

En me voyant réapparaître, Félicie est séchée… Je lui envoie un baiser et je décarre à l’allure de Fausto Coppi.

J’arrive à la porte des Stumer, je sonne et je prends mon air le plus glandilleux.

Un visage se montre à la fenêtre du premier étage. Un visage de femme. Je ne suis pas miro comme Félicie et je peux la reluquer à mon aise. Elle est chouïa, la fumelle, elle vaut le coup de saveur. Blonde, mon petit, naturel ! Pas de l’oxy, du chouette, style nordique. J’en ai un frémissement dans le péritoine. Mais j’interromps ma contemplation, la lourde s’ouvre. Je me détranche sur un mec qui sort de la cahute.

Grand, déplumé, les yeux clairs, ma daronne a dit juste.