— Un drôle de pays, oui, m’man.
— Ce matin, je lisais dans le journal que des gangsters avaient enlevé un officier de police en traitement dans une clinique. Ils l’ont enlevé ainsi que sa secrétaire qui se trouvait à son chevet. Ils les ont arrosés d’essence et ils y ont mis le feu ! Tu ne crois pas que les journaux exagèrent ? Tu crois que c’est possible, des choses pareilles ?
Je me perds un peu dans le flou. Je renifle la crème qui fume sur la fenêtre. Je regarde la branche fleurie d’un arbre du jardin où deux merles se poursuivent pour se faire reluire.
— Penses-tu, m’man, dis-je enfin, ces affaires-là, c’est tout des charres !