« Le seul trait plaidant en faveur de la folie, c’est ce billet.

Prenons l’autre face du problème : il n’a rien volé, jamais… »

Cecilia m’interrompt :

— Vous avez oublié un autre détail : il s’attaque toujours aux mêmes filles… des taxi-girls !

— Oui. Ce qu’il y a de curieux, c’est qu’on ne soit pas parvenu à le repérer. Par recoupements, on aurait dû y parvenir, en interrogeant les compagnes des victimes. Ces dernières ont fatalement dansé avec leur assassin dans la soirée précédant leur mort. Il suffit que deux des mortes aient dansé avec le même homme pour que naisse un signalement.

— Je sais, dit Cecilia, c’est ce qu’il y a de plus étrange dans notre cas. On a interrogé toutes les taxi-girls de Chicago, cela n’a rien donné. Le jour de leur mort, leurs malheureuses camarades n’ont rien fait de singulier, elles n’ont pas eu de clients louches ou français.

— Merci pour l’association.

Elle pose sa main allongée sur mon bras.

— Vous comprenez ce que je veux dire…

Je lui chope les doigts.