— Vous lui demanderez cela tout à l’heure, dit Roseline, quand je vous laisserai vous débrouiller ensemble. Le Divin est-il arrivé ?

— Oui, madame ; il est en haut qui, en attendant vos ordres, s’exerce au bilboquet.

— Ah ! c’est mon rêve d’y savoir jouer ; il va me donner une leçon. Faites-le avertir, s’il vous plaît, car vous pensez bien que je ne suis pas venue pour servir de porte-voix à Lolo.

— Laissez-moi d’abord le plaisir de vous regarder un moment.

— C’est bon, contemplez-nous ; avons-nous la mine de femmes qui se sont levées matin et ont fait leur petite promenade hygiénique ?

— Absolument.

— Savez-vous que c’est gentil chez vous, Didier !

— A la disposition de votre seigneurie.

— Ce n’est pas trop mal pour un homme un peu ruiné ! C’est grave comme le grand siècle. Bien sûr, devant ces grandes bergères et toutes ces choses à la mine sérieuse, on ne peut avoir que des pensées vertueuses. Eh bien, ma Lolo, est-ce que tu te sens plus mal à l’aise ici que chez moi ?

Lolo protesta qu’elle éprouvait le plus agréable sentiment d’aise et de sécurité.