—Tiens, dit-il, vous me connaissez?
—Parbleu! si je ne vous connaissais pas, vous aurais-je appelé?
—C'est vrai, répondit Ambroise, qui trouva sans réplique le raisonnement de la Déroute; mais c'est tout de même drôle que vous sachiez mon nom quand je ne sais pas le vôtre.
—Je vais vous expliquer ça. Mais d'abord, je veux m'assurer que vous êtes bien l'homme à qui j'ai affaire.
—Cette bêtise! Si c'est Ambroise Patu que vous cherchez, c'est bien moi.
—Oh! dans notre pays les choses ne vont pas comme ça. Il y a tant de gens qui cherchent à tromper les autres!
—Je ne suis pas de ces gens-là.
—Je n'en doute pas et j'en jurerais sur la mine; mais enfin il faut prendre ses précautions. Voyons! vous dites donc que vous êtes Ambroise Patu?
—Ambroise Patu, de père en fils, d'un petit pays tout à côté de
Beaugency.
—C'est bien cela, et vous venez pour entrer, en qualité de garçon jardinier, au couvent des dames bénédictines de la rue du Cherche-Midi?