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L'auteur du présent livre se déclare momentanément très-embarrassé. Voici rempli le nombre de feuillets qui doivent composer le premier volume de l'histoire qu'il raconte. Or, la poétique du roman enjoint de finir un volume sur une situation forte, attachante, qui excite l'intérêt et la curiosité, les tienne en suspens, et fasse chercher avec impatience le second volume.

Malheureusement, dans l'histoire simple et unie dont il a commencé le récit, il y a peu de péripéties dramatiques et de grands événements: c'est une histoire vraie et sans coups de théâtre; ce sont des bonheurs et des misères de tous les jours, et, par un triste hasard, l'auteur se trouve arrivé à son dernier feuillet précisément à un point qui, surtout, ne permet aucun intérêt ni aucune suspension.

Car voici ce qui arrive pour clore le premier volume, ou pour commencer le second: «Modeste annonce qu'on est servi.» La seule suspension possible est celle-ci:

La soupe est-elle trop chaude, ou pas assez salée?

Il faut cependant obéir aux règles de lier le second volume au premier par quelques chaînons qui ne permettent pas au lecteur de remettre à des temps meilleurs et de négliger la lecture de ce second volume.

L'auteur croit avoir trouvé ce procédé triomphant, et ce procédé, le voici:

Après le dîner, une des premières per....

DEUXIÈME PARTIE.

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