A quoi M. Lauter ne répondit rien, parce que M. Stoltz lui était parfaitement indifférent et qu'il ne l'avait peut-être pas vu.

Le lendemain, au déjeuner, Mme Lauter dit à son mari:

«Connaissez-vous rien de plus ridicule que Mme Reiss? Elle était décolletée hier comme s'il se fût agi d'un bal à la préfecture, sans compter une douzaine de gros vilains diamants qu'elle mettrait, je crois, pour aller manger de la crème à la campagne, et avec lesquels elle ne peut manquer de coucher.»

A quoi M. Lauter ne répondit rien.

«C'est chez nous dans trois jours qu'a lieu l'assemblée, ajouta Mme Lauter. Pensez-vous qu'il faille inviter ce Koltz ou Stoltz?

—Vous ferez à ce sujet absolument tout ce que vous voudrez, répondit M. Lauter.

—Je l'engagerai, parce que sa présence m'exemptera de l'obligation de prescrire aux hommes qui viennent chez moi la corvée de faire valser Mme Reiss à tour de rôle.»

III

M. Stoltz était chasseur. On commençait à chasser aux cailles vertes dans les blés avec des chiens d'arrêt. Il rencontra un jour M. Lauter, et ils chassèrent de compagnie. Depuis ce jour, M. Stoltz vint habituellement à la maison.

IV