—Soyez tranquille, à votre tour, dit-il en tournant le chaton en dehors, vous aurez votre bague; d'ailleurs, pour que vous n'ayez pas la peine de la prendre, tenez....

Et il donna la bague au prêtre en lui indiquant d'un signe qu'elle était destinée au bourreau.

Puis il alla vers un petit secrétaire, l'ouvrit et en tira deux lettres; c'étaient les deux lettres qu'il avait écrites l'une à son père, l'autre à son frère.

Il les remit au prêtre.

Une fois encore il parut avoir quelque chose à lui dire, posa la main sur son épaule, le regarda fixement, remua les lèvres comme s'il allait parler; mais, cette fois encore, sa volonté fut plus forte que son émotion, et le nom qui voulait s'échapper de sa poitrine vint sur sa bouche si faible, que personne ne l'entendit.

En ce moment, six heures sonnèrent.

—Allons! dit Georges.

Et il sortit de sa prison, suivi par le prêtre et par le bourreau.

Au bas de l'escalier, il rencontra le docteur, qui l'attendait pour lui dire un dernier adieu.

Georges lui tendit la main, et se penchant à son oreille: