—L'un est Antonio le Malais.

Georges laissa errer sur ses lèvres un sourire de mépris.

—Et l'autre? demanda-t-il.

—L'autre, c'est moi, répondit Laïza.

Georges regarda en face cet homme, qui donnait aux blancs cet exemple étrange de modestie, de reconnaître qu'il n'était pas digne du rang auquel il était appelé.

—L'autre, c'est toi?... reprit le jeune homme.

—Oui, répondit le nègre, mais il ne faut pas deux chefs pour une pareille entreprise; il en faut un seul.

—Ah! ah! fit Georges qui crut comprendre que Laïza ambitionnait le suprême commandement.

—Il en faut un seul, suprême, absolu, et dont la supériorité ne puisse être discutée.

—Mais où trouver cet homme? demanda Georges.