Ceux qui ont lu mes Mémoires savent qu'entré dans les bureaux du duc d'Orléans, en 1823, sur la recommandation du général Foy, j'y restai sept ans:
Une année, comme expéditionnaire, à 1,200 francs;
Trois ans, comme employé au secrétariat, à 1,500 francs;
Deux ans, comme commis d'ordre, à 2,000 francs;
Deux ans, comme bibliothécaire adjoint, à 1,200 francs.
Là se sont bornés à mon égard les bienfaits du duc d'Orléans (Louis-Philippe), bienfaits en échange desquels je lui consacrais neuf heures de mon temps par jour.
En 1830, je donnai ma démission de bibliothécaire adjoint, afin d'avoir le droit non-seulement d'avoir une opinion, mais encore de la dire tout haut.
Je perdis immédiatement la protection de mon bienfaiteur couronné, et jamais depuis je ne la reconquis, ni n'essayait de la reconquérir.
Mais, en compensation, je conservai une amitié bien précieuse: celle du prince royal.
Ah! celui-là fut mon véritable bienfaiteur.