SCÈNE IV

Toujours à Rome.—Une rue près du Capitole.

ARTÉMIDORE entre, lisant un papier.

ARTÉMIDORE.—«César, défie-toi de Brutus; prends garde à Cassius; n'approche point de Casca; aie l'oeil sur Cinna; ne te fie point à Trébonius; observe bien Métellus Cimber. Décius Brutus ne t'aime point; tu as offensé Caïus Ligarius. Tous ces hommes sont animés d'un même esprit contre César. Si tu n'es pas immortel, prends garde à toi, la sécurité laisse le champ libre à la conspiration. Que les puissants dieux te défendent!

«Ton ami ARTÉMIDORE.»

Je veux attendre ici que César passe; alors je lui présenterai ceci comme une supplique. Mon coeur déplore que la vertu ne puisse vivre hors de la portée des dents de l'envie. Si tu lis cette note, ô César, tu peux vivre; sinon, les destins conspirent avec les traîtres.