IV
—«Voilà donc pourquoi nous ne nous sommes mariés ni l'un ni l'autre,—dit le commandant Dulac en se levant pour s'en aller.—Mais, crois-tu,—ajouta-t-il presque gaîment,—nous étions soulagés par notre confidence mutuelle,—crois-tu qu'on nous excusera, si l'on vote l'impôt sur les célibataires, et que nous serons exemptés?
—J'en doute fort,—répondis-je,—car le récit de nos deux aventures ferait pitié à bien des gens, mon pauvre ami, et la brutale démocratie où nous vivons se soucie fort peu, n'est-ce pas, des scrupules, des nuances et des délicatesses.
—Oh! non,»—s'écria d'un air convaincu le commandant, qui est réactionnaire jusqu'au bout des ongles.
Et après avoir allumé un dernier cigare pour la route, il me donna une poignée de main fraternelle.